Editorial

Tribunal de Namur, affaire Kevin SUAREZ, nov. 2007

27 novembre 2007

Me DERENNE : lorsque l’erreur est inhumaine

Me DERENNE, l’avocat du responsable de l’accident qui coûta la vie au petit Kevin (14 ans), accumule décidément les bourdes, et c(est peu dire, avec une conviction hors du commun. C’est même si rare que je me suis demandé comment il avait pu faire une telle carrière s’il a multiplié les gaffes à ce rythme. Et je suis fort aimable lorsque je parle de gaffe : il s’agit bel et bien de fautes, pas de simples écarts de langage comme il le prétend. Mieux, ce sont de véritables insultes qu’il profère à l’égard de ces parents qui ont perdu ce qu’ils avaient de plus précieux, des propos qui témoignent d’un profond irrespect envers des personnes anéanties.

Le 10 mai dernier déjà, n’avait-il pas qualifié, lors de sa plaidoirie, le drame survenu de « banal accident », ce qui lui valut des huées fournies de la part du public présent. Maître, gardez donc cette notion de banalité pour un refus de priorité avec un phare cassé pour tout dégât. Il avait aussi argumenté « nous ne sommes pas en présence d’un délit de fuite : l’Audi a continué sur sa lancée, voilà tout ». Ben voyons, plus gros que ça, tu meurs ! Il se fit d’ailleurs alpaguer dès sa sortie du Tribunal par une maman en pleurs et heurtée par ses paroles : il s’excusa, reconnaissant qu’il y avait été un peu fort puis … enfourcha son vélo.

Cette fois, le bâtonnier DERENNE ne répéta pas la même faute : il en commit d’autres ! Alors que le Président ARNOULD avait parlé de la nécessité de lancer un signal clair et fort à la population, l’avocat exprima que la justice devait « réserver des signaux forts dans le cas d’asociaux ou de monstres », puis que le tribunal avait frappé un grand coup parce qu’il s’agissait d’un enfant. Et cerise sur le gâteau, il eut la bêtise d’ajouter : «Émotionnellement, on est plus frappé quand c'est un garçon de 14 ans qui est tué qu'un petit vieux de 80 ans, ce qui est davantage dans l'ordre des choses ». Il se rendit alors compte qu’il était allé trop loin dans sa stupide comparaison et reconnut que son propos était déplacé.
Alors Me DERENNE, nous vous reverrons probablement lors d’un autre procès, alors que vous défendrez, peut-être, une jeune victime de la route et je suis d’ores et déjà convaincu que vous mesurerez davantage vos propos. Et je prends le pari dès aujourd’hui : vous citerez le prénom de l’enfant disparu, ce qui ne fut même pas le cas pour Kevin. Votre attitude porte atteinte à la dignité des parents du petit, mais vous blessez également tous ceux qui ont vécu pareille tragédie. C’est honteux de la part d’un avocat.

Albert GILLIQUET
Responsable Liège RED
Vice-président du GAR

sortie d'une école

La mort du petit Kevin SUAREZ (13 ans) en 2005

(1) ACCCIDENT MORTEL AUX ASSISES DE MONS

(2) ACCIDENT MORTEL AUX ASSISES DE MONS

UN VERDICT SEVERE AU PARFUM DE SCANDALE (2)

UN VERDICT SEVERE AU PARFUM DE SCANDALE (1)

La mort De Joe


Nombre d'accidents de la route relevé dans la presse belge de ce lundi

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